Des terroirs, des hommes, une histoire partagée
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A la fin de l’hiver, je touche !

Crée le 22/03/2018

Parce qu’il enfouit nos pognes dans la doublure des moufles, remplit nos assiettes de pitances fumantes et installe le règne des plats mijotés, l’hiver éloigne nos doigts du contact direct avec les aliments. Profitons donc de la percée des jeunes légumes pour envoyer bouler les poireaux bouillis, les choux au gratin et les blettes à l’eau. Laissons dans leurs tiroirs les couteaux à poisson et les cuillères à soupe, saisissons à pleines mains les carottes nouvelles, les radis roses et les fèves à la croque-sel, tâtons du bout des ongles le vert luisant des asperges et laissons couler mollement dans nos paumes le jus sucré échappé des premières fraises.

Car s’il est évident que le printemps encourage le contact humain et la fusion des corps, et que les regards échangés au J’GO en terrasse au printemps sont plus appuyés que ceux échangés en novembre au comptoir, les aliments demeurent le seul véhicule de la volupté qui soit accessible à tous ; hommes, femmes, enfants, adultes, vieux, beaux et laids.

Ignorez donc les tables voisines dont les occupants vous regardent de travers : mangez avec les doigts nos poulets, nos radis, nos tartines et déclamez tout haut de « l’â peu près Rostand » ; « Tiens bien ta broche, Laridon ! A la fin de l’hiver, je touche ! »