Des terroirs, des hommes, une histoire partagée
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Le bel âge !

Crée le 02/09/2015

La première fois que l’un d’entre nous a ouvert la porte d’un restaurant J’Go, c’était en 1995, place Victor-Hugo à Toulouse. L’essence était à 5,60F, la baguette à 3,80F et la retraite à 60 ans. Jacques Fouroux était en vie et Brice Dulin en première année de maternelle. L’élite du rugby français regroupait 32 équipes dont Graulhet et Rumilly. Chirac faisait des essais critiqués, Benazzi marquait des essais refusés. Il n’y avait pas de femme enceinte barrée sur les étiquettes des bouteilles de vin. On sortait des restaurants pour en partir et pas pour fumer. Simone Signoret était la dernière française à avoir remporté un Oscar. Le PSG appartenait à Canal+, le jeu de mouvement au Stade Toulousain et l’avenir à ceux qui se lèvent tôt. Makine arrachait le Goncourt chez Drouant, Maka une sélection chez les Blacks, et le J’Go proposait un menu unique composé de pastifret, de salade verte, de gigot d’agneau et de haricot tarbais.

Il a coulé, depuis, de l’eau sous les ponts, du vin dans les verres et des Costa dans la mer. Attablé à Toulouse, Paris et Marciac, on déguste désormais au J’Go tout ce que les paysans de Midi-Pyrénées produisent de meilleur : haricots Tarbais, porc Noir de Bigorre, canard gras fermier, charolais et poulet paysan du Gers etc. Dans
l’arrière-cuisine, notre philosophie n’a pas dévié d’un iota, qui repose sur une idée simple : le partenariat entre un restaurant et des paysans locaux, au service d’une cuisine familiale gasconne 100% maison. Depuis 20 ans, nous achetons des carcasses entières et des légumes frais à prix digne, pour contribuer à l’indépendance des paysans. Nous comptons dans nos rangs des cuisiniers, des bouchers et des légumiers, qui sont devenus en France aussi rares que les rémouleurs, les sabotiers et les piliers droits.

Aujourd’hui, nous avons 20 ans et la vie devant nous.

Alors, promettons-nous de demeurer dans les années à venir aussi sérieux dans le fond que folâtres dans la forme ; aussi crédibles dans le traitement des canards gras de Lescure que dans celui des oies sauvages de Delpech.

Promettons-nous des copains, du pastifret, de bons crus et de belles cuites. Et promettons d’entretenir l’esprit J’GO dont on connaît tout sauf la définition, et qui, comme l’esprit saint, le french flair et les maladies psychosomatiques, naît dans le cœur, vit dans les tripes et se nourrit de l’imagination.

Les équipes du J’G