Des terroirs, des hommes, une histoire partagée
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La boucherie

Les menus du jour

L’EGO du J’GO :

L'Ego du J'Go du 17 au 23 juillet 2013

Crée le 17/07/2013

A groin nommé

Au J’Go, on est du genre à révéler le visage de ceux qui élèvent, cultivent, récoltent, vinifient ou distillent les plaisirs liquides et solides servis à table. C’est un genre de marque de fabrique, une façon de concrétiser notre engagement auprès des paysans. Qu’on croise leur regard au comptoir, qu’on bavarde avec eux pendant les dégustations ou qu’on contemple leurs portraits accrochés aux murs de notre établissement toulousain, on repart toujours avec une paire d’yeux, un sourire ou une poignée de main à associer à sa pitance. Hier encore, je pensais que c’était le nec plus ultra du contact paysan-client, le summum de la relation producteur-gourmet, le symbole ultime de la disparition des intermédiaires qui brouillent d’ordinaire les messages délivrés par le producteur à l’attention du consommateur.

Pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence : les Allemands font mieux que nous : le site meinekleinefarm.org/ (Ma petite ferme) propose en effet aux amateurs de charcuterie attablés de l’autre côté du Rhin de découvrir sur l’emballage de leur saucisson préféré la trombine du cochon dont il est issu.

J’ignore si accompagner une assiette de gigot haricot de la photo de l’agneau propriétaire de la guibole serait bon pour le commerce, mais ce serait la preuve incontestable que nous allons au bout de notre logique. Mais je doute que nous franchissions ce pas un jour. D’ailleurs, tout le monde à ses limites, y compris les créateurs de « meinekleinefarm »,  qui préfèrent donner des numéros aux cochons plutôt que de leur attribuer un petit nom sympathique, de peur que les clients ne nourrissent quelques remords au moment de passer commande.

Aimer la charcutaille, ça n’empêche pas les sentiments.