Des terroirs, des hommes, une histoire partagée
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La boucherie

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L’EGO du J’GO :

L’ego du J’GO du 4 au 11 novembre 2015

Crée le 04/11/2015

À l’inconnue du J’Go Toulouse
Sans doute du fait de notre héritage culturel, il arrive que nous nous sentions coupables d’éprouver du plaisir. Hier, j’épiais du coin de l’œil une jeune femme qui se régalait d’un chocolat liégeois à une table du J’Go Toulouse, face à une autre jeune femme à l’air envieux qui, elle, n’avait pas pris de dessert. Pendant toute la durée de la dégustation, celle des deux qui ne mangeait pas jetait des regards inquisiteurs sur sa convive, en marmonnant des « Tu te régales, hein ? », qui voulaient dire « Tu te sens coupable, non ? ». Et la malheureuse, ivre de chocolat et de bonheur, n’a pu faire autrement que de répondre « oui ».
Pourtant, elle faisait bien plus que ça. Elle honorait le travail du pâtissier du J’GO. Elle participait à la rémunération équitable d’un producteur montalbanais, Michel Cantaloube, dont le lait labélisé Bleu Blanc Cœur est riche en omégas 3 grâce à l’alimentation riche en lin de ses vaches. Elle encourageait la démarche du J’GO, engagé depuis 20 ans dans la défense des terroirs du grand Sud-Ouest, le soutien des paysans indépendants, le développement d’une agriculture humaine et durable, et le droit de se faire plaisir avec de bons produits, des bons gras et des bons copains. Elle rendait hommage, à quelques jours du 11 novembre, aux soldats de la Grande Guerre, en se régalant d’un dessert qu’on appelait jadis « chocolat viennois », mais qu’on débaptisa en 1914 pour supprimer la référence à l’ennemi austro-hongrois, et qu’on appelle depuis « chocolat liégeois » en mémoire des valeureux combattants des forts de Liège. Alors madame, en avalant ce dessert, vous nous avez comblé. Vos coups de cuillère étaient un encouragement à l’agriculture durable, et un signe d’attachement à la patrie. Et ce n’est pas vous, mais bien votre amie sans dessert, qui devrait se sentir coupable.