Des terroirs, des hommes, une histoire partagée
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La boucherie

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L’EGO du J’GO :

L'Ego du J'Go du 20 au 26 juin 2014

Crée le 19/06/2014

Le monde ne suffit pas... À considérer les choses sans réfléchir (ce qui, reconnaissons-le, est assez fréquent), on peut penser que la célébration de nos terroirs, de nos collines, de nos traditions, de nos clochers, du rugby d’avant les commandements en mêlée et les conseillers en communication, de nos histoires de toros de combat, de nos ferias, de nos affaires de foie gras crus, cuits ou mi-cuits, de nos eaux-de-vie, de nos légumes au vinaigre, de nos confits de cochon, de nos conserves de canard, on peut penser, écrivais-je, que cette célébration est un repli sur soi ; et on a  tort. Glorifier la Gascogne, c’est fêter un terroir où sont venus se bonifier les produits du vaste monde. C’est perpétuer un extraordinaire melting pot de fumets, de terres et de savoir-faire à côté duquel les textes de Peter Gabriel paraissent coupables de relents xénophobes.  

Car il y a le cochon Noir venu d’on-ne-sait quel parage méditerranéenne, le haricot chargé à Cuba sur les navires de Colomb, l’armagnac dont l’existence tient à l’invention de l’alambic au Moyen-Orient, l’ail dont les premières têtes ont poussé au Kazakhstan, le rugby à XV né dans le Warwickshire, et tout un tas d’autres produits, idées ou savoir-faire dont nous usons chaque jours sans mesurer une seconde leur dimension exotique. Pour s’imprégner abondamment de la chose, il suffit de pousser la porte de l’Arrière-Cuisine, le nouveau restaurant signé J’Go et laboratoire des terroirs gascons. Sur une partition on ne peut plus gasconne, la chef d’origine vietnamienne prénommée Thu, y délivre d’époustouflantes variations extrême-orientales qui paraissent aussi naturelles à la Gascogne que la chasse à la palombe et la feria de Vic.
Pour un Gascon, en somme, qu’on soit mousquetaire, cuistot ou paysan, la Gascogne est tout un monde, mais par chance, le monde ne suffit pas.